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73 rue Edoudard Vaillant,
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Homélie des 26 et 27 mai 2018

Dt 4, 32-34.39-40 ; Ps 32; Rm 8, 14-17 et Mt 28, 16-20.

N.B La fête des mères (27 Mai 2018)

 

Moïse instruit ses compères sur la qualité de la relation qu’ils doivent avoir avec Dieu. Le Dieu qui les a choisis au milieu d’autres nations, qui les a secourus dans les épreuves, les a instruits, les a extirpés du joug de l’esclavage en Egypte.« Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneurs que je te donne aujourd’hui, afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours.» dit-il.

Pasteur pour son peuple, Moïse est en même temps un prophète de Dieu, de par sa mission. Prophète, il est celui qui parle au nom de Dieu, qui est porteur du message de Dieu, celui qui interprète les signes des temps pour y lire le message de Dieu. Et le conseil que Moïse donne à ses compères est un message de Dieu. Ce conseil résonne encore dans notre monde. Monde où nous mettons, si facilement, Dieu à la place d’un sapeur- pompier dont on ne se souvient que quand on a besoin de lui. Nombreux n’ont besoin de Dieu que trois fois dans leur vie : au baptême, le jour du mariage et lors de leurs obsèques. Le reste du temps, Dieu est un outil gardé dans l’atelier et dont on se servira le moment venu.

Que de peines inutiles donc que d’aller chercher le bonheur ailleurs qu’auprès de Dieu. Nul autre que lui ne peut nous procurer le bonheur. Notre vie nous appartient ; Dieu nous en a fait don. Cependant, il reste celui par qui cette vie tient. C’est le fondement et le maître de celle-ci. Moïse rappelle cela à ses compères parce qu’Israël cherche d’autres dieux ; il cherche à se rassurer par des alliances politiques avec l’Egypte, quitte à troquer sa liberté contre un nouveau servage. C’est ce qui est arrivé à plus d’un de nos jours. Voulant s’affranchir de Dieu et de la religion pour soit disant être libres, ils se sont faits prisonniers et esclaves d’autres formes de religions plus destructrices que celles dont ils se sont affranchis. Ce sont: l'argent, les alliances politiques, les contrats occultes, l’appartenance à des loges secrètes aux exigences inhumaines, etc. Croyant trouver le bonheur, l’homme qui oublie Dieu, se découvre malheureux tôt ou tard.

Voilà pourquoi nous pouvons affirmer avec l’auteur du psaume 32 : « Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu ». Le Dieu, Père de Jésus-Christ, qui est aussi notre Père, par la grâce de l’Esprit Saint. Cet Esprit ne fait pas de nous des esclaves, dit Saint Paul. Au contraire il fait de nous des Fils et c’est grâce à lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Et c’est parce que les disciples, et nous avec, sommes fils de Dieu, donc associés à la mission du Christ, que Jésus dit aux onze : « Tout pouvoir m’a été donné….Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils et, et du Saint Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. »

Fêter la Sainte Trinité, c’est donc fêter le Dieu qui veille et prend soin de chaque nation, de chaque peuple et de chacun de nous, en tant que ses fils ; c’est fêter aussi le Fils par qui nous nous devenons des enfants de Dieu et, c’est fêter le Saint Esprit qui, procédant du Père et du Fils, nous fait crier « Abba ! », qui conduit et éclaire l’œuvre de Dieu qu’est l’Eglise.

Fêter la Sainte Trinité c’est accepter de faire nôtre la mission que Jésus donne à ses disciples, que nous sommes tous depuis le jour où nous l’avons accepté comme Maître et Seigneur.

Au sujet de cette mission, il est bon de souligner qu’elle ne laisse aucune possibilité d’ambiguïté, dans ce qu’elle est ; en ce qu’elle consiste. Elle est toute simple : annoncer l’Evangile de Jésus-Christ. Nul n’est besoin évidemment de le faire de force. Le respect de la liberté de chacun, qui est celui de Dieu, doit aussi être le nôtre. Toutefois pour l’amour de chacun de nos frères humains, nous avons le devoir de leur faire part de ce qui est le cœur de notre vie chrétienne : la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Le fait que nous ne pouvions ni ne devions convertir de force, ne doit pas nous servir de prétexte pour ne pas travailler à cette conversion avec humilité. En sachant que c’est l’Esprit Saint qui convertit. En nous souvenant aussi que Jésus donne l’instruction de faire des disciples. Malheureusement, ils sont nombreux, les chrétiens qui soutiennent qu’il convient de laisser chacun à sa foi religieuse ou à son athéisme. Affirmer et soutenir une telle opinion revient à faire de l’ordre que Jésus-Christ donne à ses disciples, un « Ordre Mal Donné.» Ceux qui ont fait le service militaire ou l’armée savent qu’un « Ordre Mal Donné » ne s’exécute pas.

Cette mission ne fait pas aussi l’objet de limites géographiques ; « Allez, de toutes les nations……. » Faire des disciples est donc notre mission.

Puisse la grâce de la Sainte Trinité nous soutenir et nous conduire vers ceux qui sont aux périphéries de l’Eglise. Eglise, rassemblement des fidèles constitués en peuple de Dieu et qui, pour cette raison, accomplissent dans le monde la mission que Dieu leur a confiée.

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A propos de la paroisse

La paroisse Saint-Martin de Bezons a été construite à la rue Edouard Vaillant en 1937 - 1938. Tous les fidèles, un peu plus de 400, se retrouvent à la paroisse Saint-Martin, la seule sur la Commune de Bezons. Saint-Martin de Bezons fait partie du doyenné d'Argenteuil. Le Curé de la paroisse est le Père Eudes Samba depuis le 11 Octobre 2015.