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Deuxième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Homélie du deuxième dimanche du temps ordinaire de l’année C.

Is 62, 1-5 ; Ps 95 ; 1Co 12, 4-14 ; Jn 2, 1-11

Pour évoquer l’Alliance de Dieu avec Israël, et à travers le peuple élu, avec l’humanité entière, la Bible parle beaucoup de Noce et de mariage. C’est le cas aujourd’hui, avec cet épisode du mariage à Cana et de la promesse que Dieu fait à son peuple, dans la première lecture (Is 62, 1-5).

Jésus participe à une fête de mariage. Lui, Fils de Dieu, honore donc le mariage ; il partage, par sa présence à cette fête, la joie des hommes. Dieu épouse la condition humaine ; il la sanctifie.

Or nous savons que la condition humaine que Dieu épouse est désastreuse, comme l’était la condition des juifs rapatriés de Babylone au VIème avant  Jésus-Christ, et celle des populations restées en Palestine, qui sont hostiles aux nouveaux arrivants. Dieu s’engage, selon le prophète Isaïe, à faire de ce petit reste, très fragile, d’Israël : Sa Préférence, son Epouse, une Couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre ses doigts ; Dieu se sert de ce qui est insignifiant pour révéler ce qui est grand.

Cette promesse était faite à Israël et, à travers lui, à l’humanité entière, donc à nous aussi et aux générations à venir. Cette promesse que Dieu a réalisé une fois pour toute dans l’unique et ultime sacrifice de son Fils, Jésus-Christ.

Pourquoi vient-il épouser cette humanité ? C’est pour la rendre sainte et pure comme le sera la foule immense des gens vêtus de robes blanches. Ces gens qui viennent de la grande épreuve ; qui ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’agneau (Cf Ap 7, 9-14).

Les noces de Cana, dans la compréhension de l’Evangile de Jean, évoquent le vrai festin nuptial de la fin des temps, que souligne le livre de l’apocalypse, mais aussi, comme je viens de le dire, le sacrifice du Christ-Jésus qui se donne en nourriture pour une alliance nouvelle et éternelle avec l’humanité entière.

En épousant l’humanité entière, Dieu fait alliance avec chaque être selon les talents qu’il lui a donné. Ainsi les talents que Dieu distribue  généreusement à chacun, dans son Eglise, ont une portée communautaire.

Il a fallu un peu de tout à Cana pour que Jésus manifeste la gloire Dieu par le premier signe : une personne qui fait remarquer le manque de vin,  des personnes qui apportent des jarres d’eau et qui, après vont distribuer le bon vin, Marie, la mère de Jésus, qui vient intercéder, Jésus qui transforme l’eau en vin, le maître de la cérémonie, etc.

Les noces de Cana nous font comprendre que  Dieu aime aussi avec un cœur d’homme. Il ne s’aurait être étranger à la joie humaine que les uns les autres pouvons exprimer et avoir dans le respect de sa Parole.

  • L’excellent vin que l’on sert à la fin du repas préfigure la Coupe que Jésus offrira aux Apôtres et à leurs suites, dans tous les âges, lors de la sainte cène : « Prenez et buvez en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance et nouvelle et éternelle qui sera verser pour et pour la multitude, en rémission des péchés. »

Cette coupe vise notre sanctification; elle est  notre libération, elle est  notre divinisation, elle  améliore notre quotidien. Bref, elle impacte tout  notre être.

Alors nous pouvons mieux comprendre la phrase du texte d’Isaïe qui : « Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas, et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle. »

Entendez, pour la cause du respect de sa Loi (Sion-Cf la montagne de Sion, Moïse est descendu avec la loi de Dieu), Dieu ne garde pas silence et ne peut laisser que celle-ci soit bafouée pour toujours, et pour Jérusalem (le peuple qu’il s’est choisi, le peuple de l’Alliance-à travers lui, l’humanité entière), sa justice doit se manifester et son rayonnement doit éclairer toutes les nations.

A cause donc de sa Loi et de sa justice Dieu ne peut laisser son peuple dans la souffrance pour toujours.

Puisse la transformation de l’eau en excellent vin, par Jésus, soit pour nous une invitation à changer  l’ennuyeuse et désastreuse routine de notre quotidien en une vie entièrement consacrée et offerte au Christ-Jésus, en qui nous avons la Paix, la véritable, la Joie, la véritable et le Bonheur sans fin.

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A propos de la paroisse

La paroisse Saint-Martin de Bezons a été construite à la rue Edouard Vaillant en 1937 - 1938. Tous les fidèles, un peu plus de 400, se retrouvent à la paroisse Saint-Martin, la seule sur la Commune de Bezons. Saint-Martin de Bezons fait partie du doyenné d'Argenteuil. Le Curé de la paroisse est le Père Eudes Samba depuis le 11 Octobre 2015.